Les repas: périodes de détente ou de tumulte?

L’heure des repas en famille et au CPE, un temps si calme et paisible! On échange des propos agréables en savourant de délicieux mets dont tous les enfants raffolent. Est-ce tous les jours comme cela à votre table? Vous créez sûrement des envieux autour de vous! Pour les autres, les informations qui suivent pourront sûrement vous servir.

Tout d’abord, il faut savoir que la faim est une sensation ressentie dès la naissance. L’enfant l’exprime habituellement dès les premières heures de sa vie. De plus, l’appétit des enfants varie régulièrement : poussée de croissance, saisons, quantité d’énergie dépensée, âges, émotions, activités extérieures, maladies, etc.  Il importe d’en tenir compte.

L’enfant peut également traverser des étapes où il préfère manger tout combiné et quelques mois plus tard il trie tous ses aliments. Il faut miser sur la variété et la qualité plutôt que sur la quantité. Hormis une cause médicale, la plupart des enfants usent de stratégies efficaces pour éviter le plat principal. De plus, ils excellent pour négocier l’obtention de la très grande vedette : le dessert!

On devient las de réprimander et de menacer l’enfant afin qu’il mange son repas. L’obligation de manger peut provoquer une lutte de pouvoir où chacun en ressort perdant. L’enfant, le parent et l’éducatrice en arrivent à appréhender l’heure des repas. Il est reconnu que le stress influence négativement l’appétit.

L’objectif à se souvenir est de conserver une ambiance amusante et détendue. La clé, lâcher prise, démontrer de l’intérêt et du plaisir en mangeant! L’enfant mangera quand il aura faim! En échange, il est légitime que l’enfant reste assis à la table jusqu’à la fin du repas même s’il refuse de manger.

La routine imagée suivante décortique les étapes du repas. Elle permet au bambin de visualiser et mieux comprendre le déroulement de cette période. Ainsi, il apprendra à patienter davantage jusqu’à la fin. Regarder Vers l’Avant!

 Verre de lait Soupe Repas principal Dessert

Du plaisir durant les repas!

Au CPE comme à la maison, il y a une multitude d’activités simples à réaliser pour encourager l’enfant à découvrir l’univers de l’alimentation et le plaisir de se nourrir. Voici quelques suggestions :

  • Impliquer l’enfant durant la préparation. Dès un an, l’enfant peut verser des ingrédients dans un grand bol ou rincer les légumes dans le lavabo. En vieillissant, il peut mettre la table, mesurer et brasser les ingrédients…
  • Découvrir les aliments séparément en utilisant ses sens. Faire connaître l’aliment dans sa forme initiale. Faire voir ensuite les différentes transformations que l’aliment a subi (ex. patate devenue en purée).
  • Séparer les aliments dans l’assiette permet à certains bambins de mieux découvrir et apprécier la nourriture.
  • Faire choisir trois menus pour la semaine. Pour un amateur de pâtes, il est possible que ce menu revienne systématiquement (varier simplement les épices et les légumes).
  • Feuilleter régulièrement des livres de recettes appétissantes ensemble. Regarder avec lui des photos et soyez attentifs à son regard et ses commentaires. Lire la liste des ingrédients à voix haute et préparer ce repas dans les jours qui suivent.
  • Faire décider à l’enfant l’achat d’un nouvel aliment sain régulièrement. Cela peut se faire à l’épicerie, en feuilletant des circulaires ou sur Internet.
  • Créer une ambiance avec des chandelles. Allumer des bougies les matins de la semaine! L’enfant débutera bien sa journée et vous aussi! Varier la vaisselle, utiliser des nappes colorées et des serviettes de table amusantes. Oser changer la routine.
  • « Jouer » au restaurant durant le repas. Prendre sa commande, lui apporter la facture et le faire payer
  • Lui laisser prendre la quantité qu’il croit pouvoir manger. Servir une portion abondante décourage l’enfant avant même qu’il ait goûté la nourriture.

L’imagination est sans limite! Tirer des repas des occasions de découverte et d’apprentissage. Les bases d’une alimentation saine débutent dès la naissance et se poursuivent jusqu’à leur vie d’adulte! Regarder Vers l’Avant!

Mon enfant refuse de manger

Votre enfant refuse de manger un repas, une fois, ça va. Vous êtes inquiet quand ce comportement devient fréquent? Pas de panique!

Comment doit-on réagir?

L’enfant est le seul à savoir quelle quantité il va manger et s’il a faim ou non. Ne vous inquiétez pas, un enfant ne se laissera pas mourir de faim! Un enfant peut ne pas avoir faim et votre attitude avec lui ne doit pas changer pour autant. Autrement dit, vous devez lui offrir les aliments prévus au repas, mais en petite quantité. Avant de commencer le repas, demandez à votre enfant s’il a une grande ou une petite faim.

Il est essentiel d’adapter la quantité offerte en fonction de l’appétit de l’enfant. Si un dessert est prévu au menu, l’enfant a droit à sa part même s’il n’a pas touché à son assiette. Il est important de limiter le dessert à une portion, et ceci est valable pour tous, pour éviter qu’il ne se nourrisse que de dessert. Vous devez garder en tête que c’est d’abord avec les yeux que mangent les enfants. Ainsi, les mets offerts doivent être appétissants pour stimuler son appétit.

Éviter de mettre de la pression

Aucune raison n’est valable pour forcer un enfant à manger. Exercer de la pression pour qu’un enfant mange est une stratégie lourde de conséquences. L’enfant qui s’habitue à manger plus pour satisfaire son parent s’éloigne de ses signaux de faim et de satiété qui lui indiquent naturellement quand et quelle quantité il souhaite manger.

Les récompenses (alimentaires ou non), la ruse et la démonstration de votre mécontentement sont donc à éviter. Il est également préférable de ne pas complimenter l’enfant d’avoir mangé son repas malgré son manque d’appétit, sinon il comprendra qu’il est bien de manger même en absence de faim. Il faut donc éviter de tenir des propos tels que : « Finis ton assiette si tu veux du dessert. », « Encore trois petites bouchées. », « Je ne suis pas contente, tu n’as rien mangé.», « Fais un petit effort. » ou « Bravo, tu as tout mangé! »

Pour inciter l’enfant à manger de façon positive, le parent peut lui faire comprendre qu’il n’est pas obligé de manger, mais que la prochaine occasion de le faire sera à la prochaine collation. Il est important de maintenir la structure et l’heure des repas pour que l’enfant comprenne qu’il ne peut pas manger quand bon lui semble.

Pourquoi un enfant refuse-t-il de manger?

L’appétit d’un enfant varie grandement d’un jour à l’autre et parfois dans la même journée. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ceci. Par exemple, en période de croissance, l’appétit de l’enfant peut être augmenté. Aussi, les enfants sont plus sensibles au goût des aliments que les adultes. Ils sont naturellement plus portés vers le goût sucré. Il faut plus de temps pour que l’enfant se familiarise avec l’amertume. C’est pourquoi plusieurs expositions sont souvent nécessaires pour que l’enfant adopte certains légumes.

D’autres facteurs plus circonstanciels peuvent expliquer un manque d’appétit chez l’enfant. La maladie, une situation difficile à la maison ou encore un grand changement dans la vie de l’enfant peuvent être à la base de cette situation. L’effet est bien souvent le même chez les adultes. Le simple fait de faire son entrée à la garderie peut couper l’appétit de votre enfant les premiers temps.

La prochaine fois que votre tout petit refusera son assiette, ne paniquez pas et surtout, ne changez rien à vos habitudes! Regarder Vers l’Avant!

Références : Société canadienne de pédiatrie (2008). Le bien-être des enfants. Un guide sur la santé en milieu de garde. Société canadienne de pédiatrie. 422 pages.

La « popote » du temps des Fêtes

L’enthousiasme du temps des Fêtes a débuté… Bientôt, les cuisines seront imprégnées de succulentes odeurs! La préparation des recettes s’avère une excellente occasion pour impliquer votre enfant. Vous partagerez du plaisir ensemble tout en favorisant une mine d’or d’apprentissages! Au menu principal, les mathématiques et le français sont à l’honneur. Au dessert, la motricité fine et les habiletés sociales complètent le repas. De nombreuses notions peuvent être présentées selon l’âge de l’enfant : fractions, comparer, évaluer, compter, reconnaître des chiffres et des lettres, lire, analyser les réactions des ingrédients qui se mélangent, explorer par les sens (ingrédients secs et liquides, froids et chauds, textures, odeurs, couleurs, goûts), vocabulaire, coordination des yeux et des mains en plus du contrôle des mouvements pour mesurer, verser et brasser, autonomie, prendre confiance (estime de soi), attendre son tour, partager l’espace si plus d’un enfant cuisine et démontrer de la patience avant de goûter!!!

En cette période festive, nous vous offrons une petite recette! Passez du bon temps de qualité à « popoter » avec votre enfant!  Si le cœur vous en dit, fabriquez-vous un livre de recettes créatif où l’enfant, selon ses capacités, illustrera ou écrira seul les ingrédients! Décorez-le à votre goût! Quel beau présent original à offrir pour les grands-parents!

Fudge pour les Fêtes :

  • 2 tasses de sucre
  • 2/3 de tasse de lait évaporé
  • ¼  de tasse de margarine ou de beurre ramolli
  • 20 guimauves coupées en 4 (plus facile à fondre ainsi)
  • 1 paquet (350 g) de brisures au chocolat mi-sucré

Mélanger le lait évaporé et la margarine molle en utilisant un malaxeur à basse vitesse.  Ajouter les morceaux de guimauves et les brisures de chocolat.

Cuire au micro-ondes environ 10 minutes à puissance élevée (faire 4-5 pauses pour brasser).  Attention, c’est très chaud!

Lorsque le temps est terminé, s’assurer que le mélange soit homogène (chocolat et guimauves doivent être bien fondus).  Sinon, poursuivre la cuisson quelques secondes.

Vider dans un plat en pyrex graissé. Laisser refroidir au frigo. Ensuite, diviser les portions et déguster un savoureux morceau avant de le placer au congélateur! Miam, miam!

Nous vous souhaitons un merveilleux Noël ainsi qu’une année 2013 formidable!  Regarder Vers l’Avant!

J’ai 4 ans et j’adore cuisiner

Je m’appelle Amanda, j’ai 4 ans et je sais cuisiner. C’est pour ça que mes parents me demandent souvent de les aider à préparer le repas. Je suis capable de laver les légumes, compter les ingrédients, vider les tasses à mesurer et écraser la purée de pommes de terre (ça prend des muscles forts!). Parfois, je coupe même le tofu. J’ai mon couteau en plastique, papa dit que c’est plus sécuritaire.

Ma spécialité, c’est le chou-fleur pop-corn. C’est bien meilleur quand c’est moi qui le prépare et j’en mange tout plein! Je fais aussi les meilleurs muffins aux bananes au monde. J’écrase les bananes encore grâce à mes muscles forts et je mélange doucement les ingrédients, je pense que c’est ça le truc.

Parfois je fais des petits dégâts. Pas souvent, mais ça arrive! Maman ne me chicane pas, mais je sais qu’elle compte dans sa tête avant de parler. Je dois faire attention et toujours regarder ce que je fais.

Mon grand frère Jacob nous aide aussi à cuisiner. Il a 8 ans, alors il est capable d’utiliser l’ouvre-boite et même le four à micro-ondes. Il fait de délicieux smoothies qu’il invente parce qu’il connait très bien les saveurs des fruits. Comme il sait lire, c’est parfois lui qui dit les étapes de la recette. Il fait aussi des mathématiques à l’école, alors il comprend les recettes avec des chiffres bizarres. Maman dit que cuisiner c’est une bonne façon de pratiquer les mathématiques et que moi aussi je vais devenir bonne avec les chiffres bizarres qu’elle appelle les fractions.

Nos parents disent que plus tard, quand on va quitter la maison (moi je ne pense pas partir, mais eux pensent que oui!), nous serons de vrais chefs! On va être capable de cuisiner ce qu’on veut parce qu’on va avoir appris plein de trucs. Nos amis vont toujours vouloir venir manger chez nous! En plus, maman dit que c’est beaucoup plus santé, les repas à la maison.

J’ai souvent hâte de cuisiner avec ma famille parce qu’on rit chaque fois. L’autre jour, papa a préparé une pâte à pizza maison. Jacob et moi, on a réparti les légumes et le fromage en forme de drôles de bonhomme sur la pâte. Un vrai travail d’équipe! Maman dit que c’est un moment privilégié, une belle activité en famille. Elle invite même parfois grand-maman à nous aider puisqu’elle a une recette secrète de sauce à spaghetti.

Quand on a terminé de cuisiner, on s’assoit ensemble pour goûter ce qu’on a préparé. Ce n’est pas tous les soirs, mais quand même souvent. Jacob et moi, on trouve que c’est bien meilleur quand on aide maman et papa, mais chut! c’est un secret 😉