La sieste

De la naissance à 5 ans, les besoins de sommeil se modifient. Ils passent de 15 heures de sommeil par jour vers 6 mois à 12 heures vers 4 ans. La nuit, les enfants devraient dormir en moyenne 10 à 12 heures. Ce qui varie le plus (durée et fréquence) est la sieste dans la journée. Le bébé peut faire trois à quatre siestes par jour pour ensuite diminuer à deux vers 12 mois et une vers 18 mois. Entre 3 et 5 ans, l’enfant qui dort 12 heures par nuit voit son besoin de sommeil diurne décroître avant son entrée à la maternelle.

Des aspects à propos du sommeil nocturne sont indéniables. Il est indispensable au bon fonctionnement du cerveau, à la croissance et à la quantité d’énergie pour bien fonctionner dans la journée. En échange, le temps de sieste et la nécessité de celle-ci varient d’un enfant à l’autre en fonction des besoins et des aléas de la vie. Les saisons, ses humeurs, la maladie, le stress, une fête et bien d’autres situations peuvent influencer le sommeil diurne. On doit ajuster la routine en tenant compte de ces changements. Il faut être à l’écoute de l’enfant. Chaque enfant possède ses propres signaux pour exprimer son besoin de sommeil (frotter les yeux, pleurnicher, sucer son pouce…). L’observation est la clé pour les découvrir et ainsi s’adapter au rythme du jeune.

Une question est régulièrement posée par les parents; la sieste influence-t-elle le sommeil nocturne? Il y a plusieurs écoles de pensée sur ce sujet. Chacun expose sa vérité. Suite à nos observations depuis plusieurs années, nos lectures et discussions à ce propos, nous soutenons qu’une sieste de 2 heures et moins effectuée avant 15 h n’aurait pas d’influence sur le sommeil du soir. Si l’enfant s’endort de lui-même au moment de la sieste, c’est qu’elle est nécessaire pour lui. Elle l’aide à récupérer et ainsi terminer sa journée dans un bon état d’esprit et physique. Si l’enfant s’endort à des heures tardives chez lui, il faut user de prudence avant de « condamner » la sieste de l’après-midi. D’autres éléments sont peut-être à considérer pour ajuster la transition vers le sommeil à une heure raisonnable.

Par contre, il est possible que la routine du soir et l’endormissement pour la nuit soient perturbés pour une raison particulière durant une période donnée. Il peut alors s’avérer facilitant de retirer ou diminuer le temps de sommeil diurne pendant une courte période (1 à 3 semaines) afin de rétablir le cycle.

On remarque aussi que certains enfants dorment au CPE et pas à la maison. C’est possible. Le contexte du CPE diffère du domicile. L’enfant doit supporter le bruit, les négociations multiples avec ses copains, les périodes d’habillement, le respect de diverses consignes reliées aux routines et aux activités. Tout cela exige énormément d’énergie. Quand 13 h arrive, une fois le calme installé dans le local, les paupières deviennent lourdes et le dodo salutaire! L’inverse est plutôt rare, mais possible. Peut-être que l’ambiance du CPE, la proximité des enfants du groupe, l’insécurité ou la vue des autres copains éveillés nuisent à son assoupissement. Si la sieste pour ce bambin est nécessaire au CPE afin de compléter sa journée en beauté, des solutions doivent être envisagées. Une discussion parent/éducateur peut être bénéfique.

Dans ce sens, une routine stable et des consignes claires sont nécessaires au bon déroulement de la sieste comme les autres périodes de la journée. Vous pouvez vous référer à la capsule « l’heure du coucher ou de se chicaner ». Les pictogrammes que l’on y retrouve peuvent être utilisés pour faciliter le temps de repos. Une autre capsule parsemée de moyens pour agrémenter la sieste suivra bientôt.