La propreté, un grand pas vers l’autonomie!

Capsule « Vers l’Avant » du 1er juin 2009
Par Danie Côté et Marie-Ève Croteau

Avec l’arrivée de la saison chaude, plusieurs parents d’enfants entre 18 et 36 mois pensent à initier leur bambin à la propreté. En effet, cette période de l’année est plus propice pour faciliter l’organisation de ce nouveau défi. C’est le moment choisi par le parent, mais l’est-ce aussi pour l’enfant? A-t-il les capacités phy- siologiques et psychologiques? Cette démarche peut s’avérer simple et rapide, mais aussi longue et négative pour d’autres familles. C’est pourquoi il faut attendre que l’enfant soit rendu dans sa période « sensible ». C’est-à-dire le temps idéal où il est disponible et apte à s’impliquer volontairement. Durant l’apprentissage

à la propreté, les parents et l’éducatrice doivent travailler en équipe. La responsabilité des adultes consiste à démontrer de la compréhension, douceur, patience et surtout préserver la dignité de l’enfant. La propreté correspond aussi à la dimension émotionnelle et sensible de l’enfant. Vouloir devenir propre pour les petits signifie être fier de grandir, mais aussi faire plaisir aux « grands » en leur offrant une partie d’eux-mêmes.

Voici les principaux points à observer qui indiquent si le moment choisi est favorable pour l’enfant. Ces indi- ces n’ont pas à être tous atteints avant de débuter la propreté.

Signes physiologiques à considérer.

• La couche reste sèche pendant une période d’environ deux heures. • Peut rester assis sans appui pendant 10 minutes. • Le menu de l’enfant ressemble à celui de l’adulte. • Assis ou accroupi, il se relève seul sans appui.

• Peut descendre et remonter son pantalon sans attache (bande élastique). Signes psychologiques à observer (autant d’importance que l’aspect physique).

• Inconfortable quand il salit sa couche et nous le fait savoir. • Intérêt pour le petit pot et la toilette. • Démontre de l’intérêt à faire tout seul. • Connaît et utilise les mots simples liés à la toilette (ou gestes/pictos). • Veut enlever sa couche et mettre des culottes.

• Veut être propre et accepte plus facilement qu’on lui lave les mains et le visage. • Veut plaire à l’adulte, lui montre ce qu’il fait, veut son approbation. • Joue seul de plus en plus. Il se concentre plus longuement. Il aime les jeux de cause à effet.

En terminant, pensez aussi aux facteurs environnementaux. L’idéal est que l’enfant soit dans un environne- ment assez stable. L’arrivée d’un bébé, un déménagement ou une séparation peut être insécurisant et ainsi compliquer ce parcours. Il peut arriver que l’enfant débute pour ensuite réaliser que la période est momenta- nément inadéquate. Remettre une couche correspond à un temps de pause et non à une régression. Restez positif face aux « cadeaux » au sol et dans le pantalon! Encouragez-le chaque fois que sa culotte est propre. Comme parents, on veut souvent vite et beaucoup, mais pour la propreté, on n’a pas de contrôle sur ses sphincters! Regarder « Vers l’Avant »!

Si vous avez des inquiétudes à propos du développement d’un enfant, veuillez consulter des professionnels (orthophoniste, pédiatre, ergothérapeute, psychologue…) pour une évaluation appropriée.

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